Les vacances d’hiver arrivent souvent après une période scolaire dense. Beaucoup de parents se posent alors la même question : faut-il faire travailler son enfant pendant les vacances scolaires, ou au contraire le laisser totalement se reposer ?
La réponse n’est ni un oui catégorique, ni un non absolu. Tout dépend de l’âge de l’enfant, de sa fatigue scolaire, de sa motivation… et de la manière dont le travail est organisé.
Dans cet article, nous vous aidons à trouver un équilibre sain entre repos et apprentissage, sans pression inutile ni décrochage.
Faut-il toujours travailler pendant les vacances ?
Les vacances scolaires ont d’abord une fonction essentielle : permettre la récupération et le repos. Après plusieurs semaines de cours, le cerveau a besoin de souffler pour consolider les apprentissages.
Mais attention à ne pas confondre repos, récupération et décrochage.
- Le repos, c’est faire une pause mentale et émotionnelle.
- La récupération, c’est laisser le cerveau intégrer ce qui a été appris.
- Le décrochage, c’est perdre le rythme scolaire et oublier des bases essentielles.
Un enfant qui ne fait aucune activité intellectuelle pendant deux semaines peut avoir plus de mal à reprendre le rythme à la rentrée, surtout s’il était déjà en difficulté.
L’objectif n’est donc pas de « faire travailler coûte que coûte », mais de maintenir un lien léger avec les apprentissages, sans recréer la pression de l’école.
Selon l’âge de l’enfant
En primaire : préserver le plaisir d’apprendre
À l’école primaire, l’enjeu principal est la relation à l’apprentissage.
Forcer un enfant à faire des devoirs longs et répétitifs pendant les vacances peut rapidement générer rejet et fatigue.
Ce qui fonctionne le mieux :
- de courtes séances,
- des activités ludiques (lecture plaisir, jeux de calcul, écriture créative),
- une fréquence faible (2 à 3 fois par semaine).
L’objectif n’est pas d’« avancer le programme », mais de consolider les bases (lecture, calcul, compréhension).
Au collège : éviter la rupture
Au collège, les vacances d’hiver peuvent être un moment clé. Les programmes deviennent plus denses, et certains élèves commencent à accumuler du retard sans toujours s’en rendre compte. De plus, pour les élèves de 3ème, le brevet des collèges s’approche dangereusement.
Un minimum de travail permet de :
- revoir les notions mal comprises,
- consolider les méthodes (apprendre une leçon, faire un exercice),
- éviter le stress de la reprise.
Ici, le bon équilibre consiste à travailler peu mais régulièrement, par exemple :
- 1h à 2h,
- 3 à 4 fois par semaine,
- sur des matières ciblées.
Au lycée : un enjeu stratégique
Pour les lycéens, surtout en Première et terminale, les vacances d’hiver ont une dimension stratégique.
Sans être intensives, elles peuvent servir à :
- rattraper des lacunes,
- revoir des chapitres clés,
- préparer des échéances importantes des bacs blancs et du bac.
Cependant, la fatigue scolaire est souvent réelle à cet âge.
Un excès de travail pendant les vacances peut être contre-productif et augmenter le stress.
Mieux vaut un travail ciblé et organisé, plutôt qu’un planning surchargé.
Les erreurs fréquentes des parents
Même avec les meilleures intentions, certaines erreurs sont courantes.
1. Reproduire le rythme scolaire
Les vacances ne doivent pas ressembler à une semaine de classe. Cela épuise l’enfant et réduit l’efficacité.
2. Faire travailler « au cas où »
Sans objectif clair, le travail devient inutile et démotivant.
3. Se transformer en professeur
Le lien parent-enfant peut en souffrir, surtout en cas de tensions ou d’échecs répétés.
4. Comparer avec d’autres enfants
Chaque enfant a son rythme, ses besoins et sa fatigue propre.
Comment organiser un travail léger et utile
Voici quelques principes simples pour que le travail pendant les vacances soit bénéfique.
1. Fixer un objectif clair
Par exemple :
- revoir les tables de multiplication,
- consolider un chapitre mal compris,
- améliorer la méthode de travail.
2. S’inscrire dans la régularité
Un travail régulier est bien plus efficace qu’une longue séance occasionnelle.
3. Alterner effort et plaisir
Lecture, jeux éducatifs, discussions autour d’un sujet… tout ne passe pas par des cahiers.
4. Respecter le rythme de l’enfant
Le matin est souvent plus propice que la fin de journée, surtout en période de fatigue scolaire.
Les stages de vacances : un accompagnement pertinent
Dans certaines situations, un stage de soutien scolaire pendant les vacances peut être une vraie aide :
- si l’enfant accumule des difficultés,
- si le dialogue autour des devoirs est conflictuel,
- si les parents manquent de temps ou se sentent démunis.
Un accompagnement extérieur permet :
- un cadre neutre et apaisé,
- un travail ciblé sur des besoins précis et réels,
- un regain de confiance avant la reprise.
Chez Pieber, nous accompagnons des élèves du primaire au lycée à Pau, Bayonne et dans les communes voisines, avec une approche progressive et rassurante, particulièrement adaptée aux périodes de vacances : celle des stages de soutien scolaire.
Trouver le bon équilibre
Alors, faut-il faire travailler son enfant pendant les vacances d’hiver ?
Oui, mais intelligemment.
Les vacances sont un temps précieux :
- pour récupérer,
- pour reprendre confiance,
- pour consolider sans pression.
Des plages dédiées de travail régulier valent mieux qu’un planning surchargé… et bien mieux que le décrochage total.
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Un bilan pédagogique personnalisé peut vous aider à y voir clair et à repartir sereinement pour la suite de l’année scolaire.
